Dédoublement de personnalité

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Japan Expo 2008

Super Expo

En tant que Super Nana, je me dois de me rendre chaque année au congrès officiel des super-héros, histoire de discuter des nouveaux pouvoirs sur le marché et de retrouver mes vieux potes bioniques qui ne vieillissent jamais. Cette petite réunion intimiste se déroule inévitablement le premier week end de juillet, au Parc d’Expositions de Paris Nord-Villepinte, et s’intitule modestement la Japan Expo.

Vous qui êtes mortels, il est normal que vous ne sachiez pas bien ce qu’est la Japan Expo, laissez-moi donc vous l’expliquer ! Vous connaissez les mangas ? Vous connaissez les dessins animés japonais (allez, ne faites pas les timides, on en connaît tous au moins un : Dragon Ball Z, Princesse Sarah, Candy, Goldorak…) ? Vous connaissez les sushis ? Vous connaissez plein d’autres trucs sur la culture japonaise (kimono, origami, éventail, …) ? Et bien, imaginez une salle immense où tous ces ingrédients seraient réunis et mélangés en une espèce de pot-pourri japonisant : la Japan Expo, c’est ça ! Vous me suivez ?

Ce qu’il y a de génial lorsqu’on est un super-héros à la Japan Expo, c’est que l’on n’a pas besoin de faire l’effort de s’habiller en civil. Là-bas, tout le monde porte son habit de lumière, du coup, même avec un collant bleu et un slip rouge par dessus, on passe inaperçu. Pour faire diversion auprès de la population humaine, les organisateurs du congrès prétendent que nous sommes tous des « cosplayers ». Les cosplayers sont des fanas de mangas qui se déguisent et agissent comme leurs héros préférés, le temps d’une représentation en public. Bien sûr, un grand nombre de visiteurs sont des cosplayers, mais parmi eux se cachent de véritables légendes…

Grâce à ce subterfuge, j’ai pu parler tranquillement avec mon pote l’Alien, ainsi qu’avec San Goku (spécialement revenu sur terre pour l’événement) et Bioman force jaune sans éveiller le moindre soupçon !

J’ai également pu m’amuser à tester pleins de nouveaux jeux vidéos tous aussi bruyants les uns que les autres : heureusement, Superman et sa super ouïe n’étaient pas conviés (car Superman est un comics et non pas un manga ! Même dans le super-showbiz, on ne se mélange pas.). J’en ai aussi profité pour prendre quelques cours de calligraphie japonaise et faire un peu de shopping. Il faut dire que 80% des stands présents à la Japan Expo cette année étaient des stands commerçants… Entre les fringues déjantées, les costumes traditionnels, les multiples thés japonais, les mangas, les petites babioles inutiles mais trop « kawaï » (« mignon » dans la langue de Naruto), il y a vraiment de quoi être tenté !

Il y avait malgré tout une multitude d’activités réjouissantes pour les petits nouveaux ! En ce qui me concerne, je ne pense pas y retourner l’année prochaine, je crois que je me fais trop vieille pour ce genre de sortie (les bains de foule et les musiques hurlantes, ce n’est plus vraiment mon truc). Et puis, j’ai comme projet de monter un club de lecture mixte, pour mortels et super-héros, ça vous dit ?

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Bons Baisers de Bruges

Réalisé par : Martin McDonagh

Année de sortie : 2008

Genre : Fiction

Durée : 1h41

I love Bruges

Voici ma toute récente découverte britannico-cinématographique. Conseillée par une amie lilloise (donc, forcément objective sur tout ce qui concerne le Nord et la Belgique), j’ai été véritablement séduite par ce thriller comique inattendu.

Envie de voir un chouette film sur le Nord sans passer par la case Ch’tis, Bergues, La Poste et compagnie ? Bons baisers de Bruges est là pour ça ! Loin des clichés un peu facile de Bienvenue chez les ch’tis, Bons baisers de Bruges nous fait visiter la ville belge de manière tout à fait excitante…

Après un contrat qui a mal tourné, deux tueurs à gages sont priés d’aller se faire oublier quelques temps à Bruges. Dans cette ville d’un calme presque effrayant, Ray et Ken ont pour ordre d’attendre le coup de fil de leur patron. Ray, bouleversé par l’échec de son premier contrat, déteste Bruges. Ken, quant à lui, profite de ces quelques jours de « vacances » pour faire du tourisme et visiter tout ce qui fait le charme de cette « Venise du nord » : les canaux, le beffroi, les rues pavées… Au fil de leur séjour, les deux protagonistes font des rencontres atypiques jusqu’à l’arrivée inopinée du fameux coup de fil.

D’un humour burlesque ravageur, ce film singulier nous fait également entrevoir le visage sombre et gothique de Bruges. Les vraies scènes d’action se font rares car Martin McDonagh semble filmer « à la manière de Bruges » : lentement mais sûrement. Le réalisateur se penche tout particulièrement sur les rapports humains et nous offre des dialogues savoureux. Il faut dire que sur leur route, Ken et Ray croisent de sacrés numéros : entre le nain toxico, l’arnaqueuse séduisante, l’hôtelière enceinte et le skinhead borgne, les deux acolytes ne manquent pas de compagnie loufoque.

Le rythme lent du film fera place à une véritable course poursuite dans la dernière demi-heure. Surpris par ce brusque retour à la réalité (Ken et Ray sont tout de même des tueurs à gages !), le spectateur se laisse entraîner dans ce bain de sang annoncé. La ville belge devient alors le théâtre d’un micmac meurtrier désopilant. Un hommage décalé mais néanmoins réussi à Bruges.

Bons baisers de Bruges nous fait aussi découvrir l’acteur Colin Farrell sous un nouveau jour : dans son rôle de tueur dépressif, ce « gros dur » nous fait rire et nous émeut. Loin des personnages caricaturaux qu’il joue régulièrement dans des blockbusters américains, ce rôle de gangster suicidaire lui va comme un gant et dévoile ces vrais talents d’acteur ! Une belle surprise !

Un film sans grande prétention mais bien réalisé qui offre à la fois mélancolie, émotion, humour et action. Un savant mélange garanti 100% sans frites ni blagues lourdes !

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Félicitations !

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This is England

Réalisé par : Shane Meadows

Année de sortie : 2007

Genre : Fiction

Durée : 1h37

Made in England

Pour continuer mon immersion dans la culture anglaise, j’ai regardé This is England, élu meilleur film anglais indépendant de l’année 2007 aux British Independant Film Awards. Pleine de ma toute récente motivation pour l’Angleterre, je suis donc partie à l’assaut du cinéma britannique !

Shaun, un jeune anglais de douze ans, se cherche une identité après la mort de son père, militaire durant la guerre des Malouines. Raillé par ses camarades de classe à cause de son look, il trouve refuge auprès d’une bande de skinheads, un peu glandeurs mais attachants. Rapidement, il devient l’un des leurs. Mais lorsque Combo, un ancien de la bande, sort de prison, les discours et le ton changent. Le temps de son séjour derrière les barreaux, Combo s’est radicalisé. Partisan du National Front, il tente d’entraîner ses amis dans une guerre contre les étrangers. Le groupe se scinde alors en deux et Shaun décide de suivre le dangereux Combo…

Un film simple et efficace sur le néo-nazisme en Angleterre dans les années 80, celles de Miss Thatcher. Loin du traitement parfois excessif d’American History X, le néo-nazisme est abordé ici de manière presque objective puisque le réalisateur lui-même a fait partie de la jeunesse skinhead. D’ailleurs, sa volonté de marquer une différence entre le mouvement skinhead et le racisme est, ici, évidente.

Récit d’une jeunesse et d’une innocence perdue, d’une naïveté exploitée au service d’une idéologie, This is England nous parle également de cette Angleterre des années 80, celle de la crise économique, de la lutte des classes sociales, du chômage… Shaun apprend, se construit dans cet univers rude et dans l’ombre de cette figure paternelle inquiétante qu’est Combo.

Mais ce film est aussi le témoignage d’une génération. On redécouvre avec une curiosité amusée la mode (bretelles, crânes rasés, Doc Martens, etc.) ainsi que la musique (ska, reggae, etc.) de cette époque. On est immergé brutalement dans le quotidien d’une banlieue grise et déprimante.

Parfois drôle ou tendre, d’autres fois carrément effrayant, This is England se regarde avec un certain malaise teinté de fascination. Mention spéciale au jeune acteur Thomas Turgoose (Shaun), incroyablement crédible dans son rôle de pré-ado à la fois dur et candide.

En une phrase : you have to watch this movie !

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Pour le meilleur et pour l’empire

Auteur : James Hawes

Editeur : Editions de l’Olivier

Année de sortie : 2007

Genre : roman

Nombre de pages : 354

Nos amis les anglais

Vous cherchez un roman pour bouquiner tranquillement at tea time ? Voici le livre idéal pour accompagner votre darjeeling bien chaud.

Brian Marley est un looser né : la quarantaine pathétique, forcément divorcé, père improbable d’un môme de trois ans, une mère envahissante, un appartement minable, quelques grosses dettes… Ce professeur dépassé et désespéré joue sa dernière carte en participant à une émission de téléréalité appelée Jungle d’Enfer, sorte de Koh-Lanta extrémiste (chacun pour soi, sans vivre, et le dernier qui reste en vie a gagné). A deux doigts de la victoire, les hélicoptères de la télé censés le ramener en Angleterre se crashent (c’est ballot !) et Brian se retrouve seul dans la jungle. Enfin, pas si seul puisqu’il découvre, en plein milieu de cet environnement hostile, une colonie d’anglais complètement coupée du monde (et génialement « à l’ouest ») depuis plus de cinquante ans, après un accident d’avion. Vous raconter la suite serait criminel tant les rebondissements irrésistibles nous entraînent loin !

Pour le meilleur et pour l’empire est un roman bourré de ce fameux humour anglais, si particulier. En plus de nous transporter dans un monde loufoque et complètement inattendu, l’auteur écorne, au passage, la vielle Angleterre, ses traditions et ses habitants, la politique européenne (avec une préférence toute particulière pour la France, of course), la télévision et son argent… bref, un joli concentré bien corsé de notre société actuelle !

James Hawes nous livre une farce délirante qui part dans tous les sens (on passe tout de même de la jungle quasi-idyllique à un Londres fasciste) tout un gardant un cap fort intéressant, celui de la satire sociale. Passés les premiers chapitres (toujours un peu douloureux dans ce genre d’histoire à plusieurs voix), la machine anglaise se met en marche et écrase même la reine sur son passage !

Les personnages, caricatures bien pensées des « puissants », sont aussi cyniques les uns que les autres et personne n’est épargné par la plume mordante de l’écrivain. La fin du bouquin, quant à elle, ressemble beaucoup au héros malgré lui qu’est Brian Marley… elle en décevra donc quelques-uns !

Totalement impertinent, et franchement jubilatoire, Pour le meilleur et pour l’empire est so british ! Il n’y a pas à dire, le rosbeef, il sait y faire… parole de froggie !

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Qui m’a payé mes billets de train ?

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Azur Afghan

Adresse : 6, rue Villeneuve, Lyon 4ème

Horaires : tous les soirs de 20h à 23h (sauf lundi et dimanche)

Bon à savoir : viande hallal

Un petit coin d’Orient

Il fait bon parfois de partir en voyage… Aujourd’hui, voici mon bon plan pour s’évader à prix léger (et sans avoir à faire ses valises) !

J’ai découvert un petit restaurant afghan charmant au cœur du quartier de la Croix Rousse, à Lyon. Même si la devanture ne paie pas de mine, n’hésitez pas à pousser la porte de ce resto qui réserve de belles surprises ! Azur Afghan propose des plats traditionnels (la cuisinière est originaire de Kaboul) dans un cadre idéal, invitant au repos. Dans un décor typique du Moyen Orient, la serveuse nous conseille agréablement sur les plats exotiques, sur les thés savoureux, sur les épices surprenantes… La cuisine est bonne mais c’est surtout le charme de ce lieu qui retient mon attention.

L’ambiance y est chaleureuse : les murs recouverts de tentures chatoyantes, les poufs moelleux, les tapis accueillants, la musique orientale… Tout invite à la relaxation et au dépaysement, sans excès. Assis sur nos gros coussins molletonnés, on feuillette les livres de voyages mis à notre disposition et on rêve d’ailleurs en dégustant un baklawa. Le thé fume encore dans la tasse quand je me rends compte que l’heure a sérieusement tournée et qu’il est temps de revenir en France.

Il ne me reste plus qu’à payer l’addition, tout de même un peu salée pour nous autres chômeurs mais peu importe puisqu’Azur Afghan est à réserver pour les occasions détentes.

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Mon concours et moi

Il y a quelques semaines, j’ai passé un concours de la fonction publique (oui, le chômeur sait se prendre en main). Histoire de ne pas placer la barre trop haute, j’ai opté pour un concours de catégorie C, c’est-à-dire ouvert aux personnes ayant le niveau Brevet… Mais si, vous savez, le Brevet, c’est l’examen qu’on passe en fin de troisième, la dernière année du collège, quand on a 15 ans… Quelle mauvaise foi !

Le seul vrai conseil que mon père m’ai jamais donné en terme de carrière professionnelle a été : « deviens fonctionnaire ». Je sais, sa détermination fait froid dans le dos. Comme il faut toujours écouter ses parents et aussi parce que j’aime bien avoir l’air occupée, je me suis inscrite à ce fameux concours.

Passer un concours de la fonction publique quand on est chômeur c’est très pratique. Déjà, on a moins mauvaise conscience et on se dit qu’on fait tout pour s’en sortir. Moralement, ça aide. En plus, si vos proches vous posent la question fatidique que tout chômeur redoute, à savoir l’insoutenable « quoi de neuf en ce moment ? », vous pouvez répondre, de manière assurée, « je révise mon concours ». Et ça, croyez-moi, ce n’est pas rien ! Ce dernier argument marche d’ailleurs également avec votre conseiller ANPE, votre banquier et toutes personnes à qui vous devez de l’argent…

En ce qui me concerne, je dois avouer que je n’ai pas réellement préparé ce concours. J’avais surtout envie de connaître les mystérieux arcanes de la fonction publique et, pourquoi pas, tenter sérieusement ma chance la fois d’après. Mon plan secret ? Obtenir un concours de catégorie C et passer les concours plus difficiles en interne (il y a moins de prétendants et les sujets sont plus accessibles). Ahhahahahahaha… !! (rires maléfiques)

Je me suis donc rendue sans stress aux écrits, intitulés pompeusement « Analyse de situations » (maths) et « Explication d’un texte » (français). Moi qui suis d’habitude nulle en mathématiques, je me suis crue surdouée lorsque j’ai vu le niveau des problèmes. En voici un exemple : « 2 automobilistes vont à la rencontre l’un de l’autre. L’un d’eux roule à 80 km/h, l’autre à 100 km/h. A 9h15, ils sont à 45 km l’un de l’autre. A quelle heure les automobilistes vont se rencontrer ? ».

Pour être totalement honnête avec vous, avant le concours j’avais demandé à ma belle-sœur de me ré-apprendre la division ; car oui, nous n’avions pas le droit à la calculette… Mais à quoi bon vivre dans un monde sans calculette, je vous le demande ?!

Niveau français, ce n’était pas plus dur. Ma question préférée ? Expliquez les mots « calculateur », « prodige » et « mû »… Et sans dictionnaire, s’il vous plaît !

Malgré cette facilité évidente, je n’étais pas vraiment sûre d’être admissible. En effet, nous étions presque 400 postulants dans la salle d’examen lorsque la surveillante a eu la très bonne idée de nous lancer « On vient de l’apprendre, il n’y a que 9 postes à pourvoir. Bonne chance à tous. » Certains de mes camarades d’infortunes sont alors partis dignement, sachant qu’ils n’avaient aucune chance d’emporter la bataille.

Il y a deux jours, j’ai vu mon nom sur la liste des admissibles. Ô joie ! Il ne me reste plus qu’à passer l’anglais (j’imagine déjà les questions « What is your name ? Where is Brian ? ») et l’oral d’admission (parce qu’on ne sait jamais, peut-être que les candidats ne savent pas parler…). On est encore 135 dans la course et il n’y a toujours que 9 postes à prendre, mais je ne me défilerai pas, alors, souhaitez moi bonne chance !

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Quinze Minutes

Auteur : Charles Dickinson

Editeur : Joelle Losfeld

Année de sortie : 2006

Genre : roman

Nombre de pages : 357

Retour vers le futur… encore un !

Vous allez sans doute remarquer que les bouquins que je lis datent tous un peu… L’explication est simple : mon fournisseur non-officiel est la bibliothèque municipale de mon quartier ! Je ne trouve pas forcément les livres que je veux lire, mais je fais parfois de belles découvertes. D’autres fois, je tombe sur des navets mais en tout cas, j’ai l’avantage d’être toujours surprise.

Voici un roman assez sympa à lire cet été, en traînassant sur la plage, sans désir de grande littérature ! Quinze Minutes parle d’un sujet souvent abordé : le voyage dans le temps. Légende urbaine et fantasmes scientifiques, ce thème a le pouvoir de développer l’imagination des artistes en tous genres.

Josh Winkler, un peintre raté, dépendant financièrement de sa femme et père d’une adolescente en pleine mutation hormonale, se surprend un soir à revivre deux fois la même situation. Pour lui, l’explication est simple : il vient de remonter le temps de quinze minutes. Quelques heures plus tard, une jeune fille, semblant venir tout droit des années 1900, débarque en ville, complètement paumée. La situation se complique encore un peu plus quand toute la ville apprend que Josh a remonté le temps…

Le problème avec le truc du voyage dans le temps c’est qu’il y a toujours un moment où ça devient incohérent. Les générations s’emmêlent, les époques s’enchevêtrent, certains partent dans le passé, d’autres viennent dans le présent (qui est, par la même occasion, le futur…) et l’auteur perd un peu le fil de toutes ces pérégrinations. Dans son roman, Charles Dickinson ne déroge pas à cette règle et les derniers chapitres du livre semblent quelque peu chaotiques.

L’auteur s’attarde beaucoup sur les relations conflictuelles entre Josh et sa femme (une cartésienne pure et dure), Josh et son frère (un SDF handicapé mental), Josh et la jeune inconnue (une paysanne du début du XXe siècle) et l’intrigue perd un peu de sa fraîcheur.

Quinze Minutes se lit pourtant rapidement, le lecteur est poussé par sa propre curiosité à connaître le fin mot de l’histoire : que va faire Josh de ce pouvoir ? Et là, bien sûr, on est un peu déçu… c’est pas pour dire,  mais moi j’aurai fais mieux !

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