Il y a quelques semaines, j’ai passé un concours de la fonction publique (oui, le chômeur sait se prendre en main). Histoire de ne pas placer la barre trop haute, j’ai opté pour un concours de catégorie C, c’est-à-dire ouvert aux personnes ayant le niveau Brevet… Mais si, vous savez, le Brevet, c’est l’examen qu’on passe en fin de troisième, la dernière année du collège, quand on a 15 ans… Quelle mauvaise foi !
Le seul vrai conseil que mon père m’ai jamais donné en terme de carrière professionnelle a été : « deviens fonctionnaire ». Je sais, sa détermination fait froid dans le dos. Comme il faut toujours écouter ses parents et aussi parce que j’aime bien avoir l’air occupée, je me suis inscrite à ce fameux concours.
Passer un concours de la fonction publique quand on est chômeur c’est très pratique. Déjà, on a moins mauvaise conscience et on se dit qu’on fait tout pour s’en sortir. Moralement, ça aide. En plus, si vos proches vous posent la question fatidique que tout chômeur redoute, à savoir l’insoutenable « quoi de neuf en ce moment ? », vous pouvez répondre, de manière assurée, « je révise mon concours ». Et ça, croyez-moi, ce n’est pas rien ! Ce dernier argument marche d’ailleurs également avec votre conseiller ANPE, votre banquier et toutes personnes à qui vous devez de l’argent…
En ce qui me concerne, je dois avouer que je n’ai pas réellement préparé ce concours. J’avais surtout envie de connaître les mystérieux arcanes de la fonction publique et, pourquoi pas, tenter sérieusement ma chance la fois d’après. Mon plan secret ? Obtenir un concours de catégorie C et passer les concours plus difficiles en interne (il y a moins de prétendants et les sujets sont plus accessibles). Ahhahahahahaha… !! (rires maléfiques)
Je me suis donc rendue sans stress aux écrits, intitulés pompeusement « Analyse de situations » (maths) et « Explication d’un texte » (français). Moi qui suis d’habitude nulle en mathématiques, je me suis crue surdouée lorsque j’ai vu le niveau des problèmes. En voici un exemple : « 2 automobilistes vont à la rencontre l’un de l’autre. L’un d’eux roule à 80 km/h, l’autre à 100 km/h. A 9h15, ils sont à 45 km l’un de l’autre. A quelle heure les automobilistes vont se rencontrer ? ».
Pour être totalement honnête avec vous, avant le concours j’avais demandé à ma belle-sœur de me ré-apprendre la division ; car oui, nous n’avions pas le droit à la calculette… Mais à quoi bon vivre dans un monde sans calculette, je vous le demande ?!
Niveau français, ce n’était pas plus dur. Ma question préférée ? Expliquez les mots « calculateur », « prodige » et « mû »… Et sans dictionnaire, s’il vous plaît !
Malgré cette facilité évidente, je n’étais pas vraiment sûre d’être admissible. En effet, nous étions presque 400 postulants dans la salle d’examen lorsque la surveillante a eu la très bonne idée de nous lancer « On vient de l’apprendre, il n’y a que 9 postes à pourvoir. Bonne chance à tous. » Certains de mes camarades d’infortunes sont alors partis dignement, sachant qu’ils n’avaient aucune chance d’emporter la bataille.
Il y a deux jours, j’ai vu mon nom sur la liste des admissibles. Ô joie ! Il ne me reste plus qu’à passer l’anglais (j’imagine déjà les questions « What is your name ? Where is Brian ? ») et l’oral d’admission (parce qu’on ne sait jamais, peut-être que les candidats ne savent pas parler…). On est encore 135 dans la course et il n’y a toujours que 9 postes à prendre, mais je ne me défilerai pas, alors, souhaitez moi bonne chance !


Liemena a dit,
3 juillet, 2008 @ 10:25
Ah… les concours de la fonction publique… j’en avais passé un : 1500 candidats pour… 3 postes… Etonnament je n’avais pas été choisi. Ils n’ont pas vu ma vraie valeur ! Mais j’en ai eu un plus tard. Là on se dit, c’est fini on est tranquille mais non ! Car les gentils nouveaux collègues s’empressent alors de nous demander : alors quand passes-tu le prochain pour monter en grade… Ben… jamais… ch’uis bien là. Bon j’ai acquis une réputation de non-ambitieuse (le comble de l’horreur) mais au moins ils me laissent tranquille. Bon courage pour les oraux ! (P.S. imaginez les examinateurs tout nus ça n’aide pas…)
Chouaib a dit,
4 juillet, 2008 @ 11:29
Bonne Chance SuperNANA…
PS : j’aime bien le rire maléfique!!!!