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Le Club

- Inspiré d’une histoire vraie, certains noms et lieux ont été changés pour respecter l’anonymat de mes sources -

Je prends de gros risques en écrivant cet article, mais en tant qu’aspirante journaliste, je me dois de vous dévoiler la vérité. Ce que je vais vous révéler aujourd’hui est totalement inédit et mes sources seront, bien sûr, tenues secrètes : il existe un Club très select (dirigé par l’Antre du Nouveau Peuple Elu) qui n’accepte que la crème des chômeurs. Un Club qui n’existe que dans une région de France. Un Club réservé à l’élite des demandeurs d’emploi, à savoir ceux qui ont le plus de chances de trouver un boulot rapidement et donc de produire des statistiques positives sur l’efficacité du Club !

Comment faire partie du Club ? Voilà la question que tout bon chômeur chevronné se pose. Et bien figurez-vous que mon contact (qui est, par ailleurs, un membre éminent du Club) m’a divulgué l’étrange système de recrutement du Club.

Un matin, vous recevez une mystérieuse missive vous annonçant solennellement que vous êtes convié à un entretien en vue de faire partie du Club. Comment vous avez été choisi ? Peu importe, vous êtes trop reconnaissant pour vous attarder sur ce point. Quelques jours plus tard, un interlocuteur anonyme vous appelle sur votre portable (le Club a le bras très long et connaît tout sur vous) et vous confirme votre rendez-vous sans vous donner plus de détails. Le mystère s’épaissit.

Fébrile, vous vous rendez donc à l’entretien. Sur place (un bâtiment isolé de la ville), vous retrouvez une vingtaine de chômeurs nerveux aux épaisses lunettes et chemises repassées (je vous avais bien dis que seule l’élite était sélectionnée !). Et c’est là que tout commence vraiment, quand un énigmatique conseiller sorti de nulle part (genre Willy Wonka version ANPE) vous annonce qu’il n’y a que quinze places à pourvoir. Quinze places pour une vingtaine de chômeurs. Autant dire que les regards se font assassins car vous savez que derrière la porte capitonnée menant au Club, il y a l’espoir d’un emploi.

Le conseiller Wonka vous explique les règles du Club. Première règle : ne jamais parler du Club. Deuxième règle : trouver un emploi. Troisième règle : avoir un bac+2 minimum et être bénéficiaire du RMI (malgré tous les mystères, ça reste l’ANPE).

L’entretien en individuel se passe plutôt calmement, vous essayez d’avoir l’air décontracté et sûr de vous (c’est l’idée que vous vous faites d’un membre du Club). Lorsque vous sortez du bâtiment, vous vous sentez un peu bizarre (qu’est-ce que le Club rajoute dans l’eau des distributeurs ?). On vous a prévenu, il faudra attendre quelques semaines pour savoir si vous êtes admis au Club.

Quelques semaines plus tard, vous recevez enfin une lettre marquée par le logo du Club. Vous la soupesez, elle est légère : est-ce une bonne nouvelle… ? Oui, cette fois-ci ce n’est pas une lettre de refus (« malgré l’intérêt de votre candidature, blablabla… »), vous faites bel et bien partie du Club ! Et pour officialiser le tout, le conseiller Wonka vous remet, lors de la cérémonie d’intronisation, la carte du Club. Le sésame qui ouvre quelques portes (notamment celle des commodités et de la cafet’) et qui vous mènera, peut-être, à votre CDI.

Dans le prochain épisode : que se passe-t-il réellement au sein du Club ? Quelles sont les missions des nouveaux membres ? Est-ce que le conseiller Wonka est le cerveau du Club ? …

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Bienvenue chez les ch’meurs

Bienvenue chez moi, à Chômageland, le pays où tout est trop cher et où, pour postuler à une offre d’emploi, il faut au moins 5 ans d’expérience sur un même poste, le permis B et le permis hélicoptère, un véhicule roulant au gaz naturel, maîtriser le langage des signes, des connaissances en JavaScript et en hiéroglyphes, le Bafa et le certificat médical de bonne santé mentale.

Comme je n’ai toujours pas mon permis B (l’hélico c’était franchement du gâteau), je pointe joyeusement à l’ANPE, l’Antre du Nouveau Peuple Elu. Là-bas, c’est comme une secte mais en moins bien : on y croise jamais aucune star. A part ça, c’est tout pareil, on nous apprend à ouvrir nos chakras pendant un entretien, on nous bassine les oreilles avec l’importance de rester positif, on nous parle du pouvoir de notre gourou Assédic et tout le monde fait la queue dans l’espoir de toucher enfin le téléphone magique, celui qu’on-a-même-pas-besoin-de-donner-d’argent-pour-qu’il-marche !

Bien sur, comme tout bon adepte d’une secte, je ne bénéficie d’aucune aide financière pour vivre ma vie d’ascète. Pourquoi ? Déjà parce que l’ANPE vend du rêve et non pas une réalité vulgaire où des personnes seraient en difficulté. Et aussi, tout simplement, parce que j’ai eu un parcours scolaire sans faute. Sans faute ne signifie pas parfait, ça veut juste dire que je n’ai jamais redoublé. J’ai donc eu mon bac à 18 ans, mon BTS à 20, ma licence à 21 et mon master à 23 ans. Pauvre de moi, si j’avais su, j’aurai tout tenté pour rater mes examens…

Pour les novices en matière de recherche d’emploi (courage camarades) ou pour les détenteurs d’un CDI (ô, doux rêve inaccessible), laissez-moi vous expliquer ma situation. Je suis dans ce que j’appelle le trou noir de chez noir du chômeur, car pour toucher le RMI il faut avoir minimum 25 ans ou attendre un enfant (ce qui est bien mais pas top quand on n’a pas de boulot stable). En gros, j’aurai du faire comme tout le monde : redoubler ma seconde, histoire de profiter une année de plus des vacances estivales super longues ; et traînasser un an en fac de psycho après le bac tout en faisant plein de manif’ hyper contestataires. Avec ces deux années de « perdues », j’aurai tranquillement fini mes études à l’âge honorable de 25 ans et à moi les 447,91 euros mensuel ! Youhou !

Franchement, ça ne vous fait pas rêver, vous ?

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Petit déj’ culturel

Avant de critiquer, permettez-moi de me présenter : Super Nana, 20 ans et des grosses poussières (je dirais même des peluches, voire des moutons…), diplômée d’un Master en chômagologie (ou l’art d’être au chômage, sans RMI, quand on a un Bac+5) et rédactrice en chef de ce blog.

 

 

Je sens déjà sur mes frêles épaules le poids de vos questions : pourquoi en arriver là ? Eh bien, en réalité, ma spécialité c’est la communication culturelle et, figurez-vous qu’il paraîtrait que la culture n’est pas vraiment rentable… à moins d’être une star, bien sûr ! Alors moi, en attendant d’être « bankable » (si, si, ensemble on peut y arriver), j’ai décidé de me lancer joyeusement dans le blogging.

 

Ce blog c’est donc ma tartine à moi : ici je peux étaler allégrement ma confi-culture sans avoir peur des calories et des caries !

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Culture and co

A la recherche d’un livre à dévorer ? D’une expo à ne pas manquer ? D’un film à télécharger ? Bienvenue sur Ma Culture, le blog d’une Super Nana (moi) qui écrit des supers critiques pour des supers lecteurs (vous). En toute liberté, je vous donne mon avis pas du tout objectif sur les nouveautés et les anciennetés culturelles. Ce blog est un véritable bouillon de culture qui n’attend que d’être bu. Et si vous n’avez pas les mêmes goûts que moi, n’hésitez pas à me le faire savoir : à vos claviers !

En bonus : le récit de mes mésaventures quotidiennes en direct de Chômageland et autres petites anecdotes rigolotes sur ma vie. C’est comme de la télé réalité mais en mieux ! Je vous ai prévenu : un vrai b(r)ouillon de culture(s) !

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