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Pour le meilleur et pour l’empire

Auteur : James Hawes

Editeur : Editions de l’Olivier

Année de sortie : 2007

Genre : roman

Nombre de pages : 354

Nos amis les anglais

Vous cherchez un roman pour bouquiner tranquillement at tea time ? Voici le livre idéal pour accompagner votre darjeeling bien chaud.

Brian Marley est un looser né : la quarantaine pathétique, forcément divorcé, père improbable d’un môme de trois ans, une mère envahissante, un appartement minable, quelques grosses dettes… Ce professeur dépassé et désespéré joue sa dernière carte en participant à une émission de téléréalité appelée Jungle d’Enfer, sorte de Koh-Lanta extrémiste (chacun pour soi, sans vivre, et le dernier qui reste en vie a gagné). A deux doigts de la victoire, les hélicoptères de la télé censés le ramener en Angleterre se crashent (c’est ballot !) et Brian se retrouve seul dans la jungle. Enfin, pas si seul puisqu’il découvre, en plein milieu de cet environnement hostile, une colonie d’anglais complètement coupée du monde (et génialement « à l’ouest ») depuis plus de cinquante ans, après un accident d’avion. Vous raconter la suite serait criminel tant les rebondissements irrésistibles nous entraînent loin !

Pour le meilleur et pour l’empire est un roman bourré de ce fameux humour anglais, si particulier. En plus de nous transporter dans un monde loufoque et complètement inattendu, l’auteur écorne, au passage, la vielle Angleterre, ses traditions et ses habitants, la politique européenne (avec une préférence toute particulière pour la France, of course), la télévision et son argent… bref, un joli concentré bien corsé de notre société actuelle !

James Hawes nous livre une farce délirante qui part dans tous les sens (on passe tout de même de la jungle quasi-idyllique à un Londres fasciste) tout un gardant un cap fort intéressant, celui de la satire sociale. Passés les premiers chapitres (toujours un peu douloureux dans ce genre d’histoire à plusieurs voix), la machine anglaise se met en marche et écrase même la reine sur son passage !

Les personnages, caricatures bien pensées des « puissants », sont aussi cyniques les uns que les autres et personne n’est épargné par la plume mordante de l’écrivain. La fin du bouquin, quant à elle, ressemble beaucoup au héros malgré lui qu’est Brian Marley… elle en décevra donc quelques-uns !

Totalement impertinent, et franchement jubilatoire, Pour le meilleur et pour l’empire est so british ! Il n’y a pas à dire, le rosbeef, il sait y faire… parole de froggie !

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Quinze Minutes

Auteur : Charles Dickinson

Editeur : Joelle Losfeld

Année de sortie : 2006

Genre : roman

Nombre de pages : 357

Retour vers le futur… encore un !

Vous allez sans doute remarquer que les bouquins que je lis datent tous un peu… L’explication est simple : mon fournisseur non-officiel est la bibliothèque municipale de mon quartier ! Je ne trouve pas forcément les livres que je veux lire, mais je fais parfois de belles découvertes. D’autres fois, je tombe sur des navets mais en tout cas, j’ai l’avantage d’être toujours surprise.

Voici un roman assez sympa à lire cet été, en traînassant sur la plage, sans désir de grande littérature ! Quinze Minutes parle d’un sujet souvent abordé : le voyage dans le temps. Légende urbaine et fantasmes scientifiques, ce thème a le pouvoir de développer l’imagination des artistes en tous genres.

Josh Winkler, un peintre raté, dépendant financièrement de sa femme et père d’une adolescente en pleine mutation hormonale, se surprend un soir à revivre deux fois la même situation. Pour lui, l’explication est simple : il vient de remonter le temps de quinze minutes. Quelques heures plus tard, une jeune fille, semblant venir tout droit des années 1900, débarque en ville, complètement paumée. La situation se complique encore un peu plus quand toute la ville apprend que Josh a remonté le temps…

Le problème avec le truc du voyage dans le temps c’est qu’il y a toujours un moment où ça devient incohérent. Les générations s’emmêlent, les époques s’enchevêtrent, certains partent dans le passé, d’autres viennent dans le présent (qui est, par la même occasion, le futur…) et l’auteur perd un peu le fil de toutes ces pérégrinations. Dans son roman, Charles Dickinson ne déroge pas à cette règle et les derniers chapitres du livre semblent quelque peu chaotiques.

L’auteur s’attarde beaucoup sur les relations conflictuelles entre Josh et sa femme (une cartésienne pure et dure), Josh et son frère (un SDF handicapé mental), Josh et la jeune inconnue (une paysanne du début du XXe siècle) et l’intrigue perd un peu de sa fraîcheur.

Quinze Minutes se lit pourtant rapidement, le lecteur est poussé par sa propre curiosité à connaître le fin mot de l’histoire : que va faire Josh de ce pouvoir ? Et là, bien sûr, on est un peu déçu… c’est pas pour dire,  mais moi j’aurai fais mieux !

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Le Magasin des Suicides

Auteur : Jean Teulé

Editeur : Juliard

Année de sortie : 2006

Genre : roman

Nombre de pages : 162

La mélodie du malheur

Honnêtement quand ma sœur m’a offert ce livre pour mon anniversaire, je me suis posée quelques questions légitimes : ai-je l’air dépressive ? est-ce un message subliminal ? quel est son problème ?… Comme preuve d’amour, on a vu mieux, vous ne trouvez pas ?

Bravant mes réticences (je suis trop jeune pour mourir !), j’ai tout de même trouvé le courage d’ouvrir ce bouquin. Et là, découverte ! Ce roman court est, malgré son titre, une véritable bouffée d’air frais littéraire ! Sous la plume de Jean Teulé naît un petit bijou d’humour noir digne des fables tragi-comiques de Tim Burton. Simple et sobre, l’écriture donne la part belle à l’histoire. Celle de la famille Tuvache, propriétaire du Magasin des Suicides.

Dans un futur indéterminé et entièrement ravagé, le lecteur pénètre un bien étrange magasin. Cette épicerie du suicide propose toute une gamme de méthodes radicales pour en finir avec la vie : poisons, cordes, armes, explosifs… il n’y a plus qu’à se décider ! En vrais professionnels, les Tuvache se doivent, bien sûr, d’être malheureux et dépressifs : pas question de sourire à la clientèle ni de redonner espoir aux suicidaires ! Tout se passe pour le mieux dans le pire des mondes : la Terre se dégrade et les suicides s’enchaînent. Seul le petit dernier, Alan, pose problème. Pour lui, la vie n’est que bonheur et satisfaction et, contre l’avis de ses parents, il a même l’air heureux !

Totalement grinçant et jubilatoire, Le Magasin des Suicides est à lire d’une traite, sous peine de mourir d’impatience. Bourré de détails croustillants, irrévérencieux et surtout pas glauques, ce petit roman prend l’allure d’un conte caustique où les dépressifs prennent la place des princes charmants et où les princesses ont des allures de grandes faucheuses.

L’univers complètement décalé de Jean Teulé brise les tabous à grands coups d’humour ! Corrosif à souhait et pas politiquement correct pour un sou, ce livre nous fait rire de nos petits et grands malheurs. En un mot : mortel !

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Culture and co

A la recherche d’un livre à dévorer ? D’une expo à ne pas manquer ? D’un film à télécharger ? Bienvenue sur Ma Culture, le blog d’une Super Nana (moi) qui écrit des supers critiques pour des supers lecteurs (vous). En toute liberté, je vous donne mon avis pas du tout objectif sur les nouveautés et les anciennetés culturelles. Ce blog est un véritable bouillon de culture qui n’attend que d’être bu. Et si vous n’avez pas les mêmes goûts que moi, n’hésitez pas à me le faire savoir : à vos claviers !

En bonus : le récit de mes mésaventures quotidiennes en direct de Chômageland et autres petites anecdotes rigolotes sur ma vie. C’est comme de la télé réalité mais en mieux ! Je vous ai prévenu : un vrai b(r)ouillon de culture(s) !

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